Savalou

Les collines à Savalou

Les collines à Savalou

Sites royaux

LE ROYAUME DE SAVALOU

Chef de fil d’un groupe de migrants partis de TADO dans l’actuel TOGO, AHOSSOU SOHA GBAGUIDI 1er (1557 – 1618) se fixa d’abord à HOUAWE (Bohicon). Face à l’hégémonie sur la localité à lui imposer par les descendants de son hôte DO AKLIN, il alla s’installer à HONHOUN (Djidja) avant de venir s’établir à HONHOUNGO (Sud Est de Savalou) d’où il réussit à conquérir par la ruse les NAGO de TCHEBELOU. Sur la ruine de cette dernière localité, il fonda le royaume de SAVALOU, créa la dynastie des GBAGUIDI à la tête de laquelle règneront ses descendants. En reconnaissance de l’accueil qu’il avait accordé à leur ancêtre DO AKLIN, les rois de Danhomè n’attaquaient pas son territoire et entretenaient des liens de coopération avec Savalou. Avec la chute de Danhomè en 1894, le roi ZOUDEGLA GBAGUIDI VIII (1878 – 1901) signa un contrat de protectorat avec la France, rattachant son royaume à la colonie française du DAHOMEY.

LE SITE DU VILLAGE HONHOUNGO

Chef de fil d’un groupe de migrants partis de TADO dans l’actuel TOGO, AHOSSOU SOHA GBAGUIDI 1er (1557 – 1618) se fixa d’abord à HOUAWE (Bohicon). Face à l’hégémonie sur la localité à lui imposer par les descendants de son hôte DO AKLIN, il alla s’installer à HONHOUN (Djidja) avant de venir s’établir à HONHOUNGO. D’ici il se fit ami au chef de la communauté NAGO de TCHEBELOU qu’il finira par dominer en utilisant la ruse et les armes. Avec sa suite, il déménagea de HONHOUNGO pour rejoindre définitivement le site de TCHEBELOU où il construisit un palais, fonda le royaume de SAVALOU et créa la dynastie des GBAGUIDI. Tombée en ruine, le village HONHOUGO devint quasi brousse même si la divinité vénérée par AHOSSOU SOHA y demeure.

Le Palais Royal de Savalou
Le Palais Royal de Savalou

LE PALAIS ROYAL

Après avoir imposé par la ruse sa domination aux NAGO de TCHEBELOU, le roi AHOSSOU SOHA GBAGUIDI 1er (1557 – 1618) fonda le royaume de Savalou et créa la dynastie des GBAGUIDI. Il construisit ce palais sur le site où il sacrifia l’une de ses filles afin de protéger spirituellement le royaume naissant. A sa mort, les régents et rois qui le succédèrent avaient construit chacun un bâtiment dans le palais, siège du pouvoir politique religieux et administratif du royaume. Ils y vivaient avec leurs cours. Leurs trônes et autels portatifs y sont conservés et bénéficient périodiquement des cérémonies de sacrifice et de libation.

LA TOMBE DU ROI AHOSSOU SOHA

Le village de ZOUNZONKANME fut créé au XVIè siècle par un descendant du roi AHOSSOU SOHA GBAGUIDI 1ER (1557 – 1618), fondateur du royaume de Savalou. Devenu très âgé, ce monarque quitta la capitale pour venir s’établir ici, faisant de ZOUNZONKANME un lieu sacré.
Pour éviter la profanation de sa tombe par les NAGO qu’il domina afin de fonder Savalou, AHOSSOU SOHA GBAGUIDI 1er exigea à être inhumé ici après sa mort. Tous ses successeurs seront enterrés près de lui dans ce village. Par ailleurs, pour ne pas être considéré comme régents, ils venaient faire trois tours rituels de la tombe de SOHA pendant les cérémonies de leur intronisation.

Une grotte à Savalou
Une grotte à Savalou

LES PIQUETS MAGIQUES DU ROI SOHA ET L’ENCLOS DE PRESTATION DU SERMENT ROYAL

Pour se protéger contre les envoûtements et mauvais sorts, AHOSSOU SOHA GBAGUIDI 1er (1557 – 1618) mit à terre deux piquets magiques qui se transformèrent plus tard en ces kapokiers. Ces derniers furent déifiés. Ils protègent de nos jours tous ceux qui les implorent.

Par ailleurs, excepté ce fondateur du royaume, tous les rois de SAVALOU venaient prêter serment dans cet enclos lors d’un rite nocturne ayant lieu pendant les cérémonies d’intronisation. Ils prononçaient donc ici des paroles sacrées pour s’engager à respecter les lois régissant le royaume, à rendre justice, à défendre l’intégrité territoriale, etc.

LE BAOBAB TROUE

Le village de ZOUNZONKANME fut créé au XVIè siècle par un descendant du roi AHOSSOU SOHA GBAGUIDI 1ER (1557 – 1618), fondateur du royaume de Savalou. Devenu très âgé, ce monarque quitta la capitale pour venir s’établir ici, faisant de ZOUNZONKANME un lieu sacré.

Ce baobab troué existait depuis la fondation du village de ZOUNZONKANME. Lors de son séjour dans la localité, le roi SOHA se douchait à l’ombre de cet arbre. Aussi conservait-il son eau de bain dans le creux du baobab

L’AUTEL DENOU-LEGBA

LEGBA maintient l’ordre public, assure la protection, rend service et reçoit en contrepartie des offrandes. Cette divinité est vénérée dans les grandes familles de culte. On en distingue même plusieurs types : FA-LEGBA pour le FA, TO-LEGBA pour un village ou quartier, HOUN-LEGBA pour un temple, etc.

Le roi BAGLO (1769 – 1794) aurait érigé ici à la sortie de la capitale DENOU-LEGBA en signe de bon voyage pour les captifs de guerre que l’armée de DANXOME assemblait à SAVALOU avant de les emporter à Abomey par cet itinéraire. De nos jours, DENOU-LEGBA demeure serviable à tous ceux qui l’implorent.

La Colonisation Française

LE BUREAU DU CHEF DE SUBDIVISION

Pour mettre fin aux royautés qui survivaient à la colonisation, l’administration coloniale française procéda en 1895 à un découpage territorial. Elle divisa la colonie du DAHOMEY en cercles, subdivisions et cantons.
Ce bâtiment à surélévation du sol et érigé en briquettes de terre cuite importées de Marseille en France fut construit vers 1905 pour servir de bureau au CHEF DE LA SUBDIVISION DE ZAGNANADO. Celui-ci dépendait du commandant du cercle d’Abomey à qui il rendait compte. Il dirigeait toute la région Agonlin. Avec les reformes administratives de 1956, ZAGNANADO devint une commune sous tutelle de la préfecture d’Abomey.

LA RESIDENCE DU CHEF DE LA SUBDIVISION

Pour mettre fin aux royautés qui survivaient à la colonisation, l’administration coloniale française procéda en 1895 à un découpage territorial. Elle divisa la colonie du DAHOMEY en cercles, subdivisions et cantons, équivalant respectivement aux provinces, communes et arrondissements.
Ce bâtiment fut construit vers 1905 pour servir de résidence au CHEF DE LA SUBDIVISION DE ZANGNANADO qui était toujours un Blanc. La surélévation du sol permettait à sa famille et à lui de ne pas rentrer directement en contact avec le sol pour éviter les maladies tropicales y affairant. La véranda leur donnait une vue panoramique sur la ville. Parfois le chef de la subdivision y organisait des soirées récréatives auxquelles étaient invités les Blancs en mission sur son territoire administratif et les chefs traditionnels dahoméens approuvant la colonisation.

L’ECOLE REGIONALE

Créé en 1911, ce complexe scolaire était au départ la seule école du CERCLE DE SAVALOU. Dénommée ECOLE REGIONALE, elle recevait les écoliers des subdivisions de Savalou, Bantè, Bassila, Dassa et une partie de l’actuel Togo. Elle était régit par la loi de 1903 portant organisation du service de l’enseignement dans les colonies et territoires de l’Afrique Occidentale Française (AOF). Les programmes d’étude comprenaient 80% de l’apprentissage de la langue française et 20% de mathématiques et histoire.
De nos jours, l’école abrite des bâtiments coloniaux du type module de classe. Ils étaient construits à partir de 1912 et avaient des charpentes initiales en tuiles.

LE 1er HOPITAL DE SAVALOU

Dans le but de lutter contre le paludisme, la mortalité infantile, la diarrhée, le choléra, la variole et d’autres maladies qui sévissaient dans la région, l’administration coloniale créa ici vers 1950 le premier hôpital à SAVALOU. Au départ, certains malades doutaient de l’efficacité de la médecine française, utilisant un personnel européen. Mais ceux-là étaient admis souvent de force dans ce centre de santé.
L’hôpital abrite de nos jours des bâtiments coloniaux construits avec des briquettes de terre cuite importées de Marseille en France.

LE CAMPEMENT FRANÇAIS

Les Français en mission dans le CERCLE DE SAVALOU ne voulaient pas consommer la gastronomie locale. Ils créèrent un cadre hygiénique pour leur cuisine et pour eux même pendant leur repos. L’administration coloniale construisit ici en 1928 le CAMPEMENT FRANÇAIS où seuls les mets occidentaux étaient servis. L’abondance de gibiers à Savalou y justifiait la fréquence des menus à viande. L’accès à ce campement était formellement interdit aux indigènes. Ce bâtiment qui abrite de nos jours une auberge fut construit vers 1928. Restauré et modernisé, il a perdu beaucoup de ses valeurs architecturales.

LE BUREAU DU COMMANDANT DU CERCLE

Pour mettre fin aux royautés qui survivaient à la colonisation, l’administration coloniale française procéda en 1895 à un découpage territorial. La colonie du DAHOMEY fut divisée en cercles, subdivisions et cantons.
Cet bâtiment à surélévation du sol, à véranda et doté de quelques vertus de symétrie architecturale fut construit au début du XXè siècle pour servir de bureau au COMMANDANT DU CERCLE DE SAVALOU, c’était toujours un Blanc. Celui-ci rendait compte au gouverneur de la colonie à Porto-Novo. Avec le rattachement en 1920 du CERCLE DE SAVE à celui de Savalou, il vit ses pouvoirs renforcés. Il contrôlait les actions des chefs des subdivisions de Savalou, Bantè, Bassila, Tchaourou, Dassa, Savè et une partie de l’actuel Togo.

LA RESIDENCE DU COMMANDANT DU CERCLE

Pour mettre fin aux royautés qui survivaient à la colonisation, l’administration coloniale française procéda en 1895 à un découpage territorial. La colonie du DAHOMEY fut divisée en cercles, subdivisions et cantons.
Ce bâtiment fut construit au début du XXè siècle pour servir de résidence au COMMANDANT DU CERCLE DE SAVALOU qui était toujours un Blanc. La surélévation du sol permettait à sa famille et à lui de ne pas rentrer directement en contact avec le sol pour éviter les maladies tropicales y affairant. La véranda leur donnait une vue panoramique sur la ville. Parfois le commandant y organisait des soirées récréatives auxquelles étaient invités les Blancs en mission dans le cercle et les chefs traditionnels dahoméens approuvant la colonisation. .

L’ETAGE DU CHEF CANTON BAHINNOU

La construction d’un bâtiment à l’intérieur du palais était une exigence pour chaque monarque. Mais ceci revert d’une architecture différente de celle traditionnelle. En effet, érigé vers 1930 par le chef de canton BAHINNOU GBAGUIDI X (1928 – 1937), ce bâtiment à deux niveaux a un style colonial dominé par celui néo-soudanais au rez-de-chaussée. Sa construction témoignait de l’influence de l’architecture coloniale chez les DAHOMEENS nantis et rarement chez les chefs « traditionnels ».